Bienvenue sur le bloc-notes.
Vous y trouverez mes avis de lectrice, je reprends "en douceur" mes notes de lecture.
Et je vais essayer de publier des articles sur mes lectures pendant ma "pause blog", mais comme je souhaite les avoir à peu près dans l'ordre de lecture, ils vont apparaître progressivement entre
mai 2008 et septembre 2009. Bonne visite à tous !
Mes valises sont prêtes, ça y est, je déménage !
j'ai regroupé presque toutes mes notes de lecteurs depuis 2007.
Vous me trouverez en suivant le lien sur l'image.
Auteur : Kunzang Choden Titre : Le Cercle du Karma Traduit de : l'anglais (Bouthan) par Sophie Bastide-Foltz Éditeur : Actes Sud 1ère édition : janvier 2007 Nombre de pages : 425 Édition de poche : Babel, janvier 2009 Genre : Quête Lu : novembre 2009
Ce qu’en dit l’éditeur :
Fille d'un "religieux laïque" et maître ès calligraphie, frustrée d'avoir vu l'accès au savoir réservé, dans la tradition
bhoutanaise, aux seuls garçons, la jeune Tsomo, un an après la mort de sa mère bien-aimée, prend prétexte de la nécessité d'aller pieusement célébrer sa mémoire dans un temple éloigné de son
village pour quitter sa famille. C'est alors que la jeune fille entame sa longue marche, véritable odyssée qui la mène de son village près de Thimphu, la capitale du Bhoutan, à Kalimpong en Inde et
jusqu'à Bodh Gaya, haut lieu du bouddhisme. Dans ce voyage, solitaire, qui est celui de toute une vie, une femme en quête de la sagesse promise par les enseignements du Bouddha part à la découverte
de sa force intérieure et traverse d'innombrables épreuves jusqu'à ce que s'accomplisse enfin la métamorphose qui la fait accéder à la vérité si longtemps recherchée... Premier roman en provenance
du Bhoutan, un pays longtemps "interdit", ce foisonnant récit initiatique est une invitation à voyager au cœur d'une culture profondément méconnue. Brossant, à travers son attachante héroïne, le
portrait d'une génération de femmes-pionnières prenant en main leur destin, Kunzang Choden offre, sur son pays, des aperçus inédits et particulièrement audacieux s'agissant d'un royaume réputé pour
sa fermeture, car abordés avec une simplicité et une franchise - voire, parfois, un humour - qui ne cessent de surprendre.
Ce que j’en dis : Avec Le cercle du karma nous faisons connaissance avec un très beau personnage de femme, depuis
son enfance au Bhoutan, jusqu'à la fin de sa vie.
C'est toute la place de la femme dans ces sociétés qui se dévoile ici. Ce n'est que par son courage et sa ténacité que Tsomo réussit à prendre sa vie en main, mais son chemin est semé d'embuches
et d'épreuves. L'autre intérêt de cette histoire est de nous faire partager la vie quotidienne des plus humbles, des gens portés par leur religion et leurs croyances qui vivent souvent dans des
conditions difficiles.
Par contre, j'y ai découvert une plus grande liberté dans les relations amoureuses. À la campagne, pendant l'enfance de Tsomo, chacun choisi son amoureux, les familles interviennent beaucoup
moins, et le mariage est souvent décidé lorsque la jeune fille est enceinte.
Auteur :Loisel & Tripp Titre : Montréal Éditeur : Casterman Collection : Magasin Génaral T5 1ère édition : novembre 2009 Nombre de pages : 76 Genre : Belle Province Lu : décembre 2009
Ce qu’en dit PlanèteBD :
Ça jase à Notre-Dame-des-Lacs : Marie s’est égarée le temps d’une galipette dans les bras de Marceau. Pour fuir l’opprobre elle prend la direction de Montréal et laisse le village se débrouiller
de son magasin. Toujours aussi bon et beau.
Ce que j’en dis : Marie, en bute à la réprobation du village, finit par quitter son magasin pour partir à
Montréal. C’est donc Serge qui va s’occuper des clients, mais à sa façon. Les horaires changent et toute la communauté regrette bien vite Marie…
Auteur :Catherine Barba Titre : Shopping en ligne, même p@s peur! Éditeur : Les Carnets de l'info 1ère édition : octobre 2009 Nombre de pages :98 Lu : février 2010
Ce qu’en dit l’éditeur :
L'achat en ligne, c'est mon job, mon quotidien, ma passion. En écrivant ce petit guide, j'ai voulu vous faire profiter de mon expérience et de celle de milliers d'acheteuses, blogueuses,
cyber-chalands, pros ou amateurs, croisés sur mon e-chemin. Comment trouver le bon produit ? S'assurer qu'un site est sérieux ? Quel moyen de paiement choisir ? Que faire si j'ai changé d'avis ?
Si le produit arrive abîmé ? Si la taille ne va pas ?... Voici les 100 meilleurs conseils pour maîtriser ce nouveau mode de consommation qu'est le e-achat. Avec ce livre, vous apprendrez à
dompter Internet pour bien acheter et réaliser des économies. Un indispensable qui fera de vous la championne incontestée du shopping version troisième millénaire.
Ce que j’en dis :
Un documentaire très court, moins de 100 pages, pour faire le tour des questions que chacun se pose sur les achats en ligne. Ce petit livre sera surtout utile à tous les néophytes. Si vous n'avez
jamais surfé sur internet pour faire vos courses vous y trouverez de nombreux conseils. Par contre les habitués du web resteront sans doute un peu sur leur faim.
Cependant, l'ensemble est traité avec humour et on nous rappelle quelques règles de base à ne pas oublier.
Au final, un petit livre à petit prix pour découvrir la nouvelle façon de faire ses achats.
Auteur :P.D. James Titre : Une mort esthétique
Traduit de : l'anglais par Odile Demange Éditeur : Fayard 1ère édition : avril 2009 Nombre de pages : 440 Lu : janvier 2010
Ce qu’en dit l’éditeur :
Quand la célèbre journaliste d’investigation Rhoda Gradwyn est admise dans la clinique privée du docteur Chandler-Powell pour faire disparaître une cicatrice qui la défigure depuis l’enfance,
elle a en perspective une opération réalisée par un chirurgien reconnu, une paisible semaine de convalescence dans l’un des plus beaux manoirs du Dorset et le début d’une nouvelle vie. Pourtant,
malgré le succès de l’intervention, elle ne quittera pas Cheverell Manor vivante. Le commandant Dalgliesh et son équipe, appelés pour enquêter sur ce qui se révèle être un meurtre suivi d’une
deuxième mort suspecte, se trouvent confrontés à des problèmes qui les conduiront bien au-delà de la simple recherche des coupables.
Ce que j’en dis :
On ne lit pas un roman de PD James pour l’originalité de l’intrigue ni pour y trouver un pamphlet contre certains aspects de notre société. Non, ce qui plait chez
elle, ce sont ses personnages et le temps qu’elle prend pour les installer. Sans précipitation, elle nous fait découvrir tous les protagonistes de son dix septième roman : une journaliste
solitaire, un chirurgien, un frère et une sœur, un couple de cuisiniers…
On y retrouve bien sur Adam Dalgliesh, le personnage central de la majorité de ses histoires. De livre en livre, il perd un peu de sa tristesse et se tourne vers la vie. Adam est aussi un
poète, et notre romancière n’hésite pas à semer dans son histoires de nombreuses références littéraires. On sent qu’elle s’est fait plaisir dans ce livre qui, à mon avis, sonne un peu comme
une ultime enquête du commissaire.
Auteur : Jayne Anne Phillips Titre : Lark et Termite Traduit de : l’américain par Marc Amfreville Éditeur : Bourgois 1ère édition : 2009 Nombre de pages : 424 Lu : janvier 2010
Ce qu’en dit l’éditeur :
Juillet 1950, Corée du Sud ; 1959, Virginie occidentale : quelques dizaines de milliers de kilomètres et neuf ans séparent les deux temps de ce récit à quatre voix. S’y succèdent celle du soldat
Leavitt, à l’agonie au fond d’un tunnel après le « malencontreux » pilonnage par les Américains d’une colonne de réfugiés alliés qu’il encadrait ; celle de Nonie, sa belle-sœur, une femme solide et
généreuse qui a élevé sa nièce et son neveu après la disparition de leur mère ; celle de Lark, une adolescente courageuse qui ne se résoudra jamais à laisser partir son jeune frère, Termite,
handicapé mental et moteur, pour une institution spécialisée ; celle de Termite, enfin, qui relève plus d’une musique intérieure : presque aveugle, il fait preuve d’une sensibilité hors du commun,
attentif au moindre bruissement..
Ce que j’en dis :
Un livre à ne rater sous aucun prétexte. !
Riche dans sa construction, ce roman polyphonique nous permet de suivre quatre personnages, et un cinquième au final, sur 3 jours à quelques 10 ans d’écart.
Lark et Terminte, les deux enfants de Lola sont élevés par leur tante Nonie, ces trois narrateurs se répondent dans des récits riches et complexes. A ces voix, fait écho celle du père de Termite,
soldat pendant la guerre de Corée dix ans plus tôt. Et au final c’est Lola, la mère des enfants, qui clôt le récit.
On est happé par ce texte, par sa construction complexe, avec tous ces éléments qui se répondent au travers du temps, comme pour nous signifier que tout est un recommencement, que nous sommes liées
aux autres , que les sentiments, les événements et même les lieux sont identiques. Ils se reproduisent, là, sous nos yeux, et il suffit de regarder et d’écouter pour tout comprendre, comme Termite
cet enfant handicapé mais qui sait tout.
On n’est pas loin de Wiliam Faulkner et de Crason McCullers . De la belle ouvrage.
Auteur : Jan Burke Titre : Lignées sanglantes. Traduit de : l'anglais (Etats-Unis)parMireille Vignol Éditeur : Seuil Collection : Seuil Policiers 1ère édition : février 2007 Nombre de pages : 589 Lu : août 2008
Ce qu’en dit l’éditeur :
1958. O'Connor, journaliste au Las Piernas News Express, entend bien découvrir qui a attaqué son
mentor, Jack Corrigan. Revenu à lui, ce dernier dit avoir assisté à l'enterrement d'une voiture dans une ferme proche du lieu où il a été agressé. Autre mystère apparemment sans relation avec
cette affaire, la même nuit, un yacht qui transportait quatre membres de la riche famille des Ducane disparaît dans une tempête. À terre, la nurse qui gardait le petit Max a été tuée et
celui-ci enlevé.
Vingt ans plus tard, la journaliste Irene Kelly assiste à la découverte de la voiture enterrée. Et dans
le coffre on trouve des restes humains. Ceux du bébé ? Mais alors... qui est le jeune homme qui se fait appeler Max Ducane ? Véritable tour de force, ce roman fleuve couvre 80 ans de
journalisme et fait penser à des écrivains aussi grands que Steinbeck, Horace McCoy et Robert Penn Warren.
Ce que j’en dis :
Sur
trois époques différentes, et toujours au travers du regard de journalistes, nous allons essayer de comprendre divers événements. Des meurtres et des disparitions à la fin des années 50 ne seront
résolus que près de 40 ans plus tard.
Des personnages à la psychologie fouillée, une histoire de la presse écrite et de son évolution, une société californienne passée au crible, tout cela contribue à la qualité du livre.
Jan Burke a publié d'autres titres avec le personnage d'Irène Kelly, journaliste au New Express à Las Piernas. Un auteur à suivre !
Auteur : Kim Dong-Hwa Titre : La Mal aimée
Traduit de : coréen Éditeur :Casterman Collection : Ecritures 1ère édition : octobre 2008 Nombre de pages : 376 Genre : manhwa Lu : janvier 2010
Ce qu’en dit l’éditeur :
Un enfant au seuil de l'adolescence s'éprend d'une jeune femme bientôt mariée.
Deux sœurs s'échangent une recette secrète pour attirer le prince charmant. Une jolie veuve et sa séduisante fille s'abandonnent à l'attirance ressentie pour deux marchands ambulants... Dans le
cadre préservé d'une Corée rurale à l'écart du temps, dédiée tout entière aux rythmes lents et profonds de la nature, Kim Dong-Hwa fait s'entrelacer les destinées d'hommes et de femmes
ordinaires, tous occupés, quel que soit leur âge, à cette activité extraordinaire : l'expression des émotions et l'épanouissement du sentiment amoureux.
Ce que j’en dis : Avec cemanhwaj'ai retrouve tout l'univers de Kim Dong-Hwa, découvert avec La Bicyclette rouge.
Ce receuil rassemble onze histoires indépendantes mettant en scène le vie dans la campagne coréenne. Les personnages centraux, souvent féminins, souvent jeunes, nous font partager rêves,
espoirs, peines et amours.
Parfois tendres, parfois cruels, ces récits parlent du temps qui passe, rythmé par les saisons. Et le dessin est emprunt d'une douceur et d'une tendresse en harmonie avec la narration
.
L'auteur:
Kim Dong-hwa est né en 1950 à Séoul. Dès 1975, il publie
son premier manhwa et ne cesse depuis de diffuser sa poésie à travers de nombreux albums. Si la sensibilité de ses histoires, qui s'accorde parfaitement avec sa richesse graphique, est bien connue
des lecteurs coréens, la France n'a découvert cet auteur que récemment à travers La Bicyclette rouge (chez Paquet, Grand Prix de la critique de l'ACBD). C'est avec sa trilogie Histoire couleur
terre (Casterman), véritable hymne à la nature et à la femme, que Kim Dong-hwa atteint le sommet de son art. Dernièrement, il a adapté en BD les anecdotes touchantes des lecteurs d'un journal
coréen, véritables Nourritures de l'âme, proposées en français par Casterman.
Auteur : Laurent Gaudé Éditeur : Actes Sud 1ère édition : août 2008 Nombre de pages : 266 Lu :20 juillet 2008
Ce qu’en dit l’éditeur :
Le roman de L. Gaudé met en scène la vengeance de Filippo Scalfaro, dont le fils a été tué d'une balle perdue dans les rues de Naples en 1980. Dans les guerres, la pauvreté ou l'exil,
l'auteur cherche à faire entendre la dimension solaire dont chaque personnage illumine sa propre trajectoire.
Ce que j’en dis :
A Naples, tôt un matin, Pippo prépare et boit son café avant de partir au travail, il est barman dans un grand restaurant de la ville. Pourtant ce matin n'est pas comme tous les matins, c'est
le jour de la vengeance pour ce jeune homme d'à peine 30 ans. Depuis deux ans il se prépare et c'est ce soir qu'il mène à bien son projet pour venger la mort de son père. On comprend que ce
père est mort jeune et qu'il a à peine eu le temps de le connaître.
Mais voilà, retour 20 ans en arrière et on découvre que Pippo est mort, victime d'une balle perdue lors d'une fusillade, il avait 6 ans. Son père et sa mère vivent alors les affres d'une
souffrance terrible, celle d'avoir perdu le plus injustement du monde leur fils unique.
Pour connaître les raisons de tout cela il nous faudra mettre nos pas dans ceux de Mattéo et Giuliana , souffrir avec eux au quotidien dans cette ville grouillante et mouvante jusqu'au
dénouement final qui traverse les époques.
Un livre sombre et violent qui ausculte et dissèque le malheur, la douleur et la perte; un très beau livre qui parle d'un deuil impossible
Auteur : Melanie Wallace
Titre : Sauvages
Traduit de :l'anglais (Etats-Unis)parBrice Matthieussent
Éditeur : Grasset
Collection : Roman
1ère édition :mars 2007
Nombre de pages : 341
Édition de poche : Livre de poche 31406 juin 2009
Lu : 10 juillet 2008
Ce qu’en dit l’éditeur : Aux confins de l'Ouest américain, peu après la guerre de Sécession, une petite garnison de soldats démobilisés vit
à l'abandon sous les ordres d'un major mélancolique et tourmenté. Leur torpeur est secouée par l'arrivée de deux femmes arrachées aux Indiens. Si la première raconte les violences endurées,
l'autre se terre dans un mutisme de mauvais augure pour la garnison. Premier roman.
Ce que j’en dis :
Dans un fort de l'ouest américain oublié des hommes, un groupe de militaires attend. Le ravitaillement n'arrive plus, les ordres restent vagues, les hommes tombent malades, meurent ou désertent.
A leur tête le major Robert Cutter, un homme qui a baissé les bras et a renoncé à faire fonctionner ce fort ; la guerre de Sécession l'a meurtri, il passe son temps à écrire à sa femme et à
déguster les bouteilles de Cognac qui lui restent. Et puis arrivent dans ce fort deux femmes qu'un détachement de soldats est allé reprendre aux indiens ; alors que l'une semble heureuse de
retrouver la "civilisation", l'autre refuse ce retour.
Une histoire très forte qui doit beaucoup à ses personnages attachants. Le major Cutter est un homme dont on comprend l'amertume face aux ravages de la guerre et à l'absurdité de certains ordres
de sa hiérarchie. Abigail, l'une des captives, a découvert enfin une forme de bonheur auprès des indiens et on l'arrache à sa vie, de cette vie ne lui reste qu'un cheval qui l'accompagne pas à
pas. Autre figure centrale, celle du forgeron Cole qui, de par sa couleur de peau, est tenu à l'écart par les autres hommes, mais qui sait si bien deviner les pensées et les émotions des hommes
et des bêtes. Et puis il y a aussi le docteur Matthews profondément humain , Red Gabriel le journaliste qui semble bien opportuniste et se révélera au fil de l'histoire, le lieutenant Hastings
qui restera fidèle à son commandant et tentera par tous les moyens de le protéger.
Un livre à découvrir, on est porté par la force de l'histoire et des personnages .
Auteur :Jean Van Hamme & Rosinski Titre : Western Éditeur :Le Lombard Collection : Signé 1ère édition : 2001 Nombre de pages : 87 Lu : janvier 2010
Ce qu’en dit l’éditeur :
Fort Laramie, 1868. Ambrosius Van Deer, riche éleveur de bétail, s'apprête à revoir son jeune neveu, Eddie, enlevé dix ans
plus tôt par une tribu Sioux. Mais Van Deer n'a qu'un seul but : tuer Eddie. Et, du même coup, faire de sa fille Cathy sa seule héritière. Évidemment, rien ne marche comme prévu.
Van Deer perd la vie. Eddie, lui, perd un bras. Et se lance dans une vie d'errance. Jusqu'au jour où le hasard le conduit au ranch de Cathy. Le hasard, ou plutôt le destin. Un sacré tireur de
ficelles, celui-là. Eddie n'est sûrement pas de taille à se mesurer à lui…
Ce que j’en dis :
Encore un titre sur L'Amérique des pionniers revisitée par Van
Hamme et Rosinski. Ils nous racontent l'histoire d'un jeune garçon et son parcours entre Kansas et Wyoming, dans cet ouest de bruit et de fureur. Avec un bon scénario et grâce au dessin de
Rosinski, l'histoire fait mouche. Nous suivons avec beaucoup de plaisir le parcours d'Eddie, et, en suivant son histoire, nous découvrons la vie quotidienne à cette époque, sa dureté, et aussi le
peu de valeur de la vie humaine dans ce Far-West bien loin des westerns de notre enfance.
Des pionniers dans l'Oklahoma en 1893
Trikosko/Library of Congress
Auteur :Sheridan, Peter Titre :La guerre des légumes Traduit de :l'anglais (Irlande)parSylvie
Schneiter Éditeur : Lattès 1ère édition : août 2006 Nombre de pages : 405 Édition de poche : livre de poche, avril 2008 Lu : 5 août 2008
Ce qu’en dit l’éditeur : Un dimanche soir, la paix et la sérénité du couvent Le Bon Berger à Dublin sont troublées par l'arrivée d'une femme tatouée et
pesant près de 120 kilos, Philo. Celle-ci, qui a fui le domicile conjugal, réussit à se faire accepter par les religieuses et va montrer qu'elle a beaucoup d'amour à donner. Cependant, un secret
la hante depuis des années.
Ce que j’en dis : Un soir, Philo se présente à la porte d'un couvent à Dublin, elle demande à être hébergée car elle est seule et sans
logement. Mais elle a un peu transformé la réalité, en fait elle vient de quitter son mari et ses cinq enfants, elle ne veut plus de cette vie avec un homme qui la bat et dépense tout
l'argent en alcool, elle a l'impression, justifiée, de reproduire la vie de ses parents, jusque dans les kilos qu'elle accumule comme sa mère.Pourtant cette histoire n'est nullement larmoyante car
Philo est une femme pleine d'énergie et de joie de vivre, elle évite de s'apitoyer sur son sort. Dans ce couvent qui l'accepte elle va se lier d'amitié avec Sœur Rosaleen, ensemble elles prendront
en charge tout un groupe de retraités, ceux qui faisaient vivre ce quartier populaire de Dublin , celui des docks aujourd'hui presque abandonnés.
Et puis il y a la famille de Philo, un mari qu'elle a aimé, et aime peut être encore, de jeunes enfants qui ont besoin d'elle et des aînés qui vont entrer dans une vie d'adulte; elle reste une mère
aimante même si elle les a quittés. Cependant cette femme a ses propres blessures, plus anciennes, qui menacent de remonter à la surface, et il lui faudra sans doute en affronter le souvenir un
jour.
Sur des sujets graves ce livre est un bonheur car il est porté par l'énergie et la profonde humanité de Philo.
Auteur :Christopher Priest Titre : Les Extrêmes Traduit de : l'anglais par Thomas Bauduret Éditeur : Gallimard Collection : Folio SF Nombre de pages : 487 Édition de poche : septembre 2004 Lu : décembre 2009
Ce qu’en dit l’éditeur :
Teresa Simons, jeune enquêtrice du FBI, a suivi la formation aux sessions ExEx - aussi appelées les " extrêmes " -, ces mondes
virtuels violents et ultra-réalistes reconstituant à la perfection des situations de crise ayant réellement existé afin de former les nouveaux agents. Mais depuis qu'Andy, son mari, est mort dans
une intervention qui a mal tourné, Teresa ne parvient plus à s'extraire de la virtualité et s'enfonce peu à peu dans ses souvenirs. Elle décide de se rendre à Bulverton, dans le sud de
l'Angleterre, où le jour de la mort de son mari eut lieu un terrible massacre. C'est là, au sein d'une petite communauté traumatisée, que Teresa va découvrir ce qu'impliquent réellement les "
extrêmes "... Où se trouve la réalité ? dans l'épreuve d'un carnage traumatisant dans lequel meurt l'être aimé ? dans le souvenir de cette épreuve, qui revient sans cesse vous hanter ? dans un
monde virtuel qui vous permet de revivre encore et encore la même scène... plus ou moins révisée ? Nos souvenirs ne sont-ils pas, eux aussi, une réécriture de nos expériences ?
Ce que j’en dis :
Après un début prometteur, je dois dire que j'ai eu un peu de mal
à terminer ce roman. Je ne suis pas une grande lectrice de SF, Fantasy et autres uchronies, peut-être est-ce la raison de mon manque d'enthousiasme. Malgré tout je dois reconnaître que c'est une
histoire que je n'oublierai pas...
Auteur :Manotti, Dominique Titre :Lorraine connection Éditeur : Rivages Collection : Rivages-noir Nombre de pages : 259 Édition de poche : mars 2008 Lu : 30 juillet 2008
Ce qu’en dit l’éditeur :
L'usine Daewoo à Pondange est la seule source d'emploi dans cette partie de la Lorraine
autrefois prospère. Malgré des conditions de travail difficiles, chacun s'accroche à son poste. Jusqu'au jour où un accident provoque la révolte des salariés qui se mettent en grève. Au-delà de
ce conflit, de sombres enjeux politico-économiques régionaux et nationaux sont mis au jour.
Ce que j’en dis :
Le titre donne le ton, dès le début, nous plongeons au cœur d'une usine, d'une chaîne et de son quotidien avec son lot de violence et la peur de l'accident. Et puis, passage du côté de la
direction, Daewoo, Thomson et Alcatel sont alors au centre de l'histoire avec les conflits de pouvoir et les immenses enjeux financiers.
Le roman alterne plusieurs regards et, même si on n'a aucun doute sur les sympathies de l'auteure, elle nous amène à une compréhension des tenants et des aboutissants de ce type d'affaire
.
Plus que par l'écriture, ce roman vaut pour le message qu'il véhicule. Avant d'être un roman policier, c'est un roman social, financier et politique qui nuance notre regard sur l'actualité. Car
même si l'on n'est pas spécialement naïf, les manipulations dénoncées par cette histoire font froid dans le dos. Une auteure à lire de toute urgence !
Auteur : Christophe Chabouté Titre : Terre Neuvas Éditeur : Vents d'Ouest 1ère édition : septembre 2009 Nombre de pages : 120 Lu : janvier 2010
Ce qu’en dit l’éditeur :
Chaque année des milliers de pêcheurs de morues partaient en direction de
Terre-Neuve, vers des mers froides et dangereuses.
Durant ces longues campagnes qui pouvaient durer six à neuf mois, la maladie, les blessures, les noyades, l'hygiène déplorable, la saleté repoussante, la violence et l'alcoolisme étaient le lot
quotidien de ces pêcheurs que l'on surnommait aussi les forçats de la mer . 3 avril 1913, après avoir navigué pendant trente-sept jours, la goélette la Marie-Jeanne et ses 28 hommes d'équipage
arrivent enfin au large de Terre-Neuve... mais les poissons ne donnent pas. L'absence de bancs de morues présage une mauvaise pêche et un maigre salaire... Les tensions montent. L'ambiance à bord
s'échauffe... Quand un matin, on découvre le corps inerte du second dans sa couchette, un couteau planté dans le dos... Autour du manche, un petit ruban de soie...
Chabouté nous immerge avec brio dans les conditions de vie extrêmes de ces marins du début du XXe siècle et signe un thriller captivant et inquiétant.
Ce que j’en dis :
Un titre de Chabouté n'est jamais décevant ! Celui là ne fait pas exception.
Tout au long des 120 pages du récit nous suivons une campagne de pêche qui part vers Terre-Neuve en mars 1913. Avec une économie de mots qui est habituelle chez lui, mais grâce à son dessin
fluide, en noir et blanc, il sait parfaitement faire passer les émotions. Nous entrons dans l'histoire très vite pour suivre ces hommes à la vie âpre et difficile dans ce milieu hostile . Un
meurtre va cristalliser les passions et rouvrir des blessures que chacun avait voulu oublier.
Une réussite !