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Bienvenue sur le bloc-notes.
Vous y trouverez mes avis de lectrice, je reprends "en douceur" mes notes de lecture.
Et je vais essayer de publier des articles sur mes lectures pendant ma "pause blog", mais comme je souhaite les avoir à peu près dans l'ordre de lecture, ils vont apparaître progressivement entre mai 2008 et septembre 2009.
Bonne visite à tous !

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Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /Fév /2007 13:17


J'ai lu, 2001. 350 pages. Traduit de l'anglais

Le livre s'ouvre sur deux prologues. 
Nous commençons par faire connaissance avec Richard qui part travailler à Londres et fête son départ avec des amis. Un peu ivre, il sort dans la rue, et croise une vieille femme qui lui dit « méfiez-vous des portes ». 
Le deuxième chapitre, très court, nous emmène en Toscane au XVIe siècle  alors que deux hommes quittent un monastère en feu. 
L'histoire peut alors commencer. Richard vit à Londres depuis trois ans, il est fiancé et mène une vie bien réglée. Mais un jour, il se retrouve face à une jeune fille qui va l'entraîner vers la « ville d'en bas » . Ah, j'oubliais, la jeune fille s'appelle Porte. 
C'est un livre inclassable. Gaiman a su utiliser des choses simples que nous connaissons tous et il les a détournées. D'un wagon condamné  dans une rame de  métro, il fait un lieu enchanteur ; il prend au pied de la lettre les noms des  stations de métro et offre à ses lecteurs un monde différent à chaque arrêt. Le livre 
est truffé de trouvailles. Les personnages quant à eux sont particulièrement réussis, Richard et Porte bien sûr, mais aussi tous les autres comme ce Marquis de Carabas qui vous laissera des souvenirs. Les références abondent, la gravité et l'humour se côtoient. 
Les mondes parallèles ce n'est certes pas nouveau, mais cet univers est particulièrement réussi et on se laisse emporter par l'histoire.  
Neil Gaiman est scénariste de BD avec Sandman,
série célèbre dans les pays anglo-saxons. Il a aussi publié, entre autres, « Coraline » roman jeunesse très réussi, sans oublier « De si bons présages » avec Terry Pratchett. Une belle carte de visite.

Neverwhere a d’abord été une série TV de 6 épisodes, diffusée par la BBC en 1996.
J’espère bien la voir un jour, mais il ne semble difficile de trouver une version avec des sous-titres français...

Par Sylde - Publié dans : Littérature anglaise
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 13:03


Ed. Galilée 2006  74 pages. Publié ensuite en Folio en janvier 2009.  

 

" Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable »
Voici les premiers mots de ce texte très court qu’André Gorz écrit à sa femme Dorine.
André Gorz, philosophe, écrivain engagé, se décide à l’écriture de cette lettre pour redonner une image de sa femme plus juste, plus proche de la réalité. Dans son œuvre il en a fait un personnage effacé, sans amis, et il n’a jamais reconnu publiquement l’importance et l’influence de D. dans sa vie et ses écrits.
Au soir de leur vie commune il souhaite lui rendre justice. 
La lettre s’ouvre sur une magnifique première page, une déclaration d’amour. Elle se referme sur un texte tout aussi intense. Ces deux moments sont des merveilles d’écriture et d’émotion. 
Pourtant, car il y a un pourtant, le reste du livre m’a beaucoup moins convaincu. Pourquoi, alors qu’il souhaite rendre un hommage à sa femme, revient-il sur son parcours, ses questionnements, ses doutes ? Il retrouve vite ses propres démons et en oublie son propos. J’ai trouvé cela dommage, j’aurai aimé rester dans l’émotion des premiers mots. Il est vrai que ces lignes ne devaient pas être publiées, il n’a pas écrit pour « des lecteurs » mais pour « une lectrice ». 
Quelqu’un m’a dit à propos de « Lettre à D. », que pour ces quelques pages intenses, le livre méritait d’être lu, c’est sans doute vrai.  

 

Cette note a été rédigée en 2006 à la sortie du livre. Le 22 septembre 2007, à 84 ans, André Gortz choisit de mettre fin à ses jours avec sa femme Dorine gravement malade. Voici les dernière lignes de la Lettre à D :
« […] Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Récemment, je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide débordant que ne comble que ton corps serré contre le mien […] Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible nous avions une seconde vie, nous voudrions la vivre ensemble. »

Par Sylde - Publié dans : Littérature française et francophone
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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 12:46

Le Serpent à plumes, 2001 497 pages .
Existe aussi en Folio, 2002, 823 pages. Traduit par Isabelle Maillet
.

Avec ce roman, on retrouve les thèmes chers à Findley puisque nous sommes dans une clinique psychiatrique Suisse en 1912. Pilgrim arrive ici pour y être soigné après une nouvelle tentative de suicide, tentative qui semblait pourtant avoir abouti puisque le décès avait été constaté par 2 médecins. Pilgrim va entraîner son médecin le célèbre Dr.Jung dans un voyage dans le temps, voyage qui nous fera croiser Léonard de Vinci, Oscar Wilde et Thérèse d’Avila. Qui est Pilgrim un schizophrène ? Un immortel ? À essayer de répondre à cette question, Jung verra se vie bouleversée.
Findley mêle habilement la réalité historique à la trame d’un roman dans lequel la folie est toujours présente.




Le livre montre un Léonard de Vinci dans la force de l’âge, un artiste reconnu, un homme qui aime les jeunes hommes. L'homme a inspiré d'autres romanciers, dans des styles et des univers très différents.
Michèle Desbordes avec La Demande chez Verdier, où, même si son nom n’est pas cité, on voit un Léonard finissant sa vie au Clos Lucé.
Léo Perutz et son  Judas de Léonard , roman dans lequel à Milan, sous la protection du duc Sforza, Léonard cherche dans la ville un homme pour représenter Judas dans la Cène qu’il est en train de peindre
.
Par Sylde - Publié dans : Littérature nord-américaine
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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 10:20


Zulma 1998. 185p. Traduit de l'anglais

Cleone Knox, jeune irlandaise, tombe amoureuse d'un homme qui a tout du coureur de dot. Face au danger, son père et son frère,  décident d'éloigner la jeune fille en lui proposant un voyage en France puis en Italie. Il faut dire qu'ils ont toutes les raisons d'être inquiets, Cleone est une jeune fille au tempérament bien trempé, et elle est follement amoureuse.
C'est son journal de voyage que nous lisons, ses impressions, ses sentiments, ses interrogations.
Elle commence par refuser de quitter l'Irlande, mais fint par se laisser convaincre. Sur la route ils s'arrêtent en Angleterre et séjournent chez la soeur de Cléone, une jeune femme soumise à l'autorité des hommes. Le voyage se poursuit ensuite en France, pays malade à la veille de la Révolution,
la beauté des lieux ne peut effacer la misère bien réelle des campagnes.
Notre fausse ingénue est toujours sensible à la gentillesse des gens qui les reçoivent, gens simples ou grands de ce monde puisqu’ils s'arrêtent à Versailles et chez Voltaire. A Paris son coeur va se mettre à battre plus vite pour un autre homme... Pourtant si son frère est libre de tout faire, elle, doit rester une jeune fille obéissante.
L’histoire continue jusqu'au dénouement, et à la surprise finale, que je vous laisse découvrir et qui ajoute au plaisir de cette lecture.

Par Sylde - Publié dans : Littérature anglaise
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Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /Fév /2007 08:03

 

Ed. de Fallois. Traduit par Isabelle Caron. 2004.327 pages. Publié en livre de poche en 2006.

Le livre s'ouvre sur plusieurs flash-back.
Tout d'abord nous entrons dans l'intimité d'une famille anglaise à Cambridge : un père étrange enfermé dans son bureau, une mère dépassée par sa trop nombreuse progéniture, quatre filles et un cinquième enfant en route !  Olivia, 5 ans, est la petite dernière, elle est aimée par sa mère et adorée par ses soeurs. Elle se promène toujours avec sa peluche, son doudou : Souris Bleue. Un matin après une nuit sous la tente Olivia a disparu...
Puis changements de décors et de personnages, nous faisons connaissance avec Théo dont la fille se fait assassiner, avec Michelle qui va commettre l'irréparable...
Enfin, retour dans le présent avec l'arrivée de Jackson Brodie le détective privé au centre du roman. Cet ancien militaire et ancien policier, est devenu déctective privé. Sa cliente principale, voire unique, est une vieille dame qui vit avec ses chats. Quant à la vie privée de Brodie, elle est à l'image de sa carrière professionnelle.
Petit à petit le puzzle se construit et toutes les histoires trouvent leur place. Des retours en arrière ponctuent le récit et lèvent lentement le voile. Roman habile, drôle, touchant avec des personnages un peu cabossés par la vie qu'on a du mal à quitter.

En 2006 Kate Atkinson retrouve son personnage de Jackson Brodie avec un deuxième roman Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux, puis, en 2008, il revient dans A quand les bonnes nouvelles ?

                                                                                                                                                         ©TimDuncan

Par Sylde - Publié dans : Littérature anglaise
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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 09:28


Ecole des loisirs (Médium), 2000. 207pages.

Vous allez rire et pleurer tout au long de ces 200 pages !
Pourtant tout commence mal. Siméon, surdoué de 14 ans qui passe son bac, Morgane et Venise se retrouvent orphelins. Leur mère vient de mourir et Siméon se rend compte qu’on va peut-être  les séparer. I
ls ne peuvent compter sur leur père disparu de leur vie depuis longtemps, mais  ils découvrent qu'ils ont un demi-frère et une demi-soeur plus âgés, et très différents.
"Oh, boy !" est l'expression favorite de leur demi-frère Barth 26 ans, un personnage haut en couleur.
La suite vous le découvrirez dans ce roman tout en émotion.


    © Claude Rocard

 


À lire aussi dans cette très bonne collection :
Le passage
Lonekle Hussard
La vie à coups d’éponge
La vie comme elle vient
Vent d’ouest

Par Sylde - Publié dans : Littérature française et francophone
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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 09:00

Rivages (Noir), 2004. 503 pages.

Ames sensibles s'abstenir, c'est une descente aux enfers que vous allez vivre en ouvrant ce roman qui tient tout à la fois du roman policier, du roman historique et du roman noir : un roman social aux références littéraires servi par une belle écriture. 

D'ailleurs l’éditeur le présente parfaitement : 
Paris, 1870. Une série de meurtres sauvages semble obéir à une logique implacable et mystérieuse qui s tupéfie la police, fort dépourvue face à ces crimes d'un genre nouveau. Le meurtrier, lui, se veut " artiste " : il fait de la poésie concrète, il rend hommage à celui qu'il considère comme le plus grand écrivain du XIXe siècle, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, dont il prétend promouvoir le génie méconnu. Dans le labyrinthe d'une ville grouillante de vie et de misère, entre l'espoir de lendemains meilleurs et la violence d'un régime à bout de souffle, un ouvrier révolutionnaire, un inspecteur de la sûreté, et deux femmes que la vie n'a pas épargnées vont croiser la trajectoire démente de l'assassin. Nul ne sortira indemne de cette redoutable rencontre. 
C’est exactement ça, j'ajouterai qu’au début on a l’impression d’entrer dans une BD de Tardi, Adèle Blanc-Sec et les premières pages de Momies en folie, puis d’être avec Zola, Dickens ou Vallès.  
Ce roman fait partie de mes préférés en 2006, je ne peux que vous le conseiller : c’est un livre qu’on n’oublie pas et qui vous accompagne longtemps.


Par Sylde - Publié dans : Littérature française et francophone
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Samedi 10 février 2007 6 10 /02 /Fév /2007 11:24


Allia.2005.158pages.

 

Comme beaucoup je suppose, j'ai commencé par consulter mon dictionnaire, et voici ce qu'on y trouve :
miscellanées [misclane] nom féminin pluriel
(lat. miscellanea , choses mêlées)
[LITTÉR. ] Recueil composé d'articles, d'études variés.

Si vous cherchez un cadeau qui fera plaisir à tout lecteur curieux, n'hésitez pas, achetez ce livre !
Et vous allez y trouver de tout, en voici quelques exemples au hasard :
- la façon de nouer un noeud papillon (ou un sari)
- le nom des phobies !
- les noms des 6 femmes d'Henri VIII (toujours difficile de s'en souvenir...)
- la liste des pièces de Shakespeare.
- l'alphabet braille.
- la composition d'une équipe de rugby à XV.
Enfin, je ne résiste pas au plaisir de vous parler de la durée du deuil victorien : pour un époux, deux ou trois ans, pour une épouse, trois mois !
Alors, si ce n'est déjà fait, plongez-vous dans ce petit livre, chaque page réserve des surprises.

En 2007 Ben Schott a publié Les Miscellanées culinaires de Mr Schott.

 

Par Sylde - Publié dans : Littérature anglaise
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Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /Fév /2007 08:56

POL 2001 puis Folio
2003. 328 pages

En cette fin d'année universitaire, une poignée de professeurs a rendez-vous dans l'ouest de la France pour un colloque sur la romancière Ann Hellbrown. Cette dernière a mystérieusement décidé d'arrêter d'écrire après la mort de son mari.  L’histoire se déroule sur quatre jours au cours desquels nous entrons dans la vie de tous les participants, ainsi nous découvrons qui se cache derrière Ann Helbrown.
Un univers qui n'est pas sans rappeler les romans de David Lodge. Des intrigues, des complots, des jalousies : dans ce petit monde se spécialiser c'est partager avec deux ou trois personnes la connaissance approfondie d'un auteur ou d'une époque.  Mais ce microcosme revient sur terre quand il s'agit des rapports amoureux. Le colloque apparaît alors comme idéal pour nouer des relations.
Julie Wolkenstein semble bien connaître son monde, elle nous offre une galerie de personnages parfois agaçants, souvent drôles, mais toujours attachants.

Si vous aimez ce titre pensez à ...
David Lodge. Jeu de société
Robertson Davies. Les anges rebelles
Alison Lurie. Liaisons étrangères  

Par Sylde - Publié dans : Littérature française et francophone
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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 11:17

Auteur :  Hortense Dufour (illustrations de Blutch)
Titre :
Mademoiselle Noémie
Traduit de :
Éditeur :
Seuil
1ère édition : 2001
Nombre de pages : 85
Édition de poche :
Lu :  2002

Ce qu’en dit l’éditeur :

Mademoiselle Noémie, une vie simple et passionnée, l'histoire d'une femme courageuse et indépendante. Noémie est élevée par ses grands-parents, à la Libération, elle devient institutrice au «Phare», village de son île natale, où une nouvelle famille l'attend : le facteur Thibaut, monsieur Morgan le charbonnier, son fils Tigrou, et tous les élèves de sa classe. Un récit tendre et émouvant à la première personne.

Ce que j’en dis en deux mots :

Récit tendre et émouvant d'une vie simple au service des autres. Noémie est une institutrice qui va permettre au petit Tigrou de découvrir l'instruction et la culture.

Par Sylde - Publié dans : Littérature française et francophone
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Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /Jan /2007 11:17

Auteur : Boris Moissard.
Titre :
La Vie à coups d'éponge
Éditeur :École des loisirs
Collection : Médium
1ère édition : octobre 2001
Nombre de pages : 181
Lu : 2002 ?

Ce qu’en dit l’éditeur :

Un garçon de vingt-deux ans avec des chaussures trop petites. Un vieil homme qui a réussi à faire tenir un demi-siècle de bêtise humaine dans une boîte. Quelques gardes-malades acariâtres. Une jeune fille qui s'appelle Victoire et qui incarne une triste défaite. Un père qui se cache en Australie. Un P-DG en pyjama. Voulez-vous savoir quel est le lien entre tous ces personnages ? Voulez-vous avoir la preuve que la paresse peut être un atout dans la vie ? Et surtout, saviez-vous que la reconnaissance, comme la vengeance, est un plat qui se mange froid ? Il peut attendre plusieurs décennies.

Ce que j’en dis en deux mots :

Pas la peine d'en dire plus que ce qu'en dit la 4e de couverture.
Et puis notre jeune homme lit
un roman d'André Hardellet en rentrant chez lui, c'est un signe !
Un livre qui fait du bien ! À découvrir  !

Par Sylde - Publié dans : Littérature française et francophone
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