Auteur :Sheridan, Peter Titre :La guerre des légumes Traduit de :l'anglais (Irlande)parSylvie
Schneiter Éditeur : Lattès 1ère édition : août 2006 Nombre de pages : 405 Édition de poche : livre de poche, avril 2008 Lu : 5 août 2008
Ce qu’en dit l’éditeur : Un dimanche soir, la paix et la sérénité du couvent Le Bon Berger à Dublin sont troublées par l'arrivée d'une femme tatouée et
pesant près de 120 kilos, Philo. Celle-ci, qui a fui le domicile conjugal, réussit à se faire accepter par les religieuses et va montrer qu'elle a beaucoup d'amour à donner. Cependant, un secret
la hante depuis des années.
Ce que j’en dis : Un soir, Philo se présente à la porte d'un couvent à Dublin, elle demande à être hébergée car elle est seule et sans
logement. Mais elle a un peu transformé la réalité, en fait elle vient de quitter son mari et ses cinq enfants, elle ne veut plus de cette vie avec un homme qui la bat et dépense tout
l'argent en alcool, elle a l'impression, justifiée, de reproduire la vie de ses parents, jusque dans les kilos qu'elle accumule comme sa mère.Pourtant cette histoire n'est nullement larmoyante car
Philo est une femme pleine d'énergie et de joie de vivre, elle évite de s'apitoyer sur son sort. Dans ce couvent qui l'accepte elle va se lier d'amitié avec Sœur Rosaleen, ensemble elles prendront
en charge tout un groupe de retraités, ceux qui faisaient vivre ce quartier populaire de Dublin , celui des docks aujourd'hui presque abandonnés.
Et puis il y a la famille de Philo, un mari qu'elle a aimé, et aime peut être encore, de jeunes enfants qui ont besoin d'elle et des aînés qui vont entrer dans une vie d'adulte; elle reste une mère
aimante même si elle les a quittés. Cependant cette femme a ses propres blessures, plus anciennes, qui menacent de remonter à la surface, et il lui faudra sans doute en affronter le souvenir un
jour.
Sur des sujets graves ce livre est un bonheur car il est porté par l'énergie et la profonde humanité de Philo.