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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 09:49

Auteurs : Riel, Bonneval et Tanquerelle
Titre : La vierge froide et autres racontars
Éditeur : Sarbacane
1ère édition : octobre 2009
Nombre de pages : 120 pages
Genre : Racontar
Lu : octobre 2009

 


Ce qu’en dit l’éditeur :

De son séjour dans les années 50 chez les trappeurs du Groenland, Jorn Riel a rapporté ses désormais célèbres racontars. Un racontar, " c'est une histoire vraie qui pourrait passer pour un mensonge. À moins que ce ne soit l'inverse " explique-t-il, plein de malice. Il ajoute - modestement - qu'il s'est contenté de rapporter, endossant le rôle de conteur et de passeur. Rôle qu'assument à leur tour Hervé Tanquerelle et Gwen de Bonneval en adaptant ces fabuleux récits en bande dessinée, où le burlesque et l'absurde se mêlent à la poésie et l'aventure.

Ce que j’en dis :
Tous les amoureux des racontars de Jorn Riel vont adorer l'adaptation de Tanquerelle et Bonneval. D'ailleurs en exergue figure un texte de Jorn Riel lui-même dont je vous livre un extrait :
"Ouvrir ce livre est comme ouvrir la porte du monde arctique tel que je l'ai connu il y a tant d'années. Les trappeurs de ces dessins sont exactement comme je les ai découverts jadis, et de les retrouver ainsi a été une surprise et la source d'une grande joie."
J'avais adoré le roman dont je parlais ici , et j'ai retrouvé toute la saveur des histoires dans la BD.
Les deux auteurs ont su croquer des personnages aux trognes inoubliables, mais aussi restituer un univers dans lequel la vie et la mort se cotoient dans une belle indifférence.
Finalement on ne les imaginaient pas autrement nous aussi ! Maintenant Lasselille, Herbert, Le Comte, Museau et les autres ont pour toujours un visage. Et gageons que cette adaptation fera succomber de nouveaux lecteurs aux racontars !

Suivez le lien sur la photo des 2 auteurs pour lire une interview très intéressante autour de leur travail d'adaptation et des différentes étapes de la création d'une planche.
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 11:17

Auteur : Jean-Michel Guenassia
Titre : Le club des incorrigibles optimistes

Éditeur : Albin Michel
1ère édition : août 2009
Nombre de pages : 768
Lu : octobre 2009
Rentrée littéraire 2009

Ce qu’en dit l’éditeur :

Michel Marini avait douze ans en 1959. C'était l'époque du rock'n'roll et de la guerre d'Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l'arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient passé le Rideau de Fer pour sauver leur peau. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, trahi leurs idéaux et tout ce qu'ils étaient. Ils s'étaient retrouvés à Paris dans ce club d'échecs d'arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu'ils étaient tous d'incorrigibles optimistes. Portrait de génération, reconstitution minutieuse d'une époque, chronique douce-amère d'une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un premier roman étonnant tant par l'ampleur du projet que par l'authenticité qui souffle sur ces pages.

 

 

Ce que j’en dis :

Un long texte, dense et foisonnant. Des personnages et des histoires qui se croisent au fil des quelques 770 pages du roman.
Le livre s'ouvre sur l'enterrement de Jean-Paul Sartre. Michel a connu Sartre quand il avait 12 ans et fréquentait le club des incorrigibles optimistes, des réfugiés des pays de l'est pour la plupart qui fréquentaient le même café à la fin des années 60. Là, ils jouaient aux échecs, buvaient et refaisaient le monde. Michel était alors un petit garçon passionné de littérature qui adorait jouer au
baby-foot. Il vivait dans une famille bourgeoise du côté maternel et ouvrière d'origine italienne du côté de son père, deux mondes que tout opposait. 
La guerre d'Algérie s'annonçait et le monde changeait. C'est sur cette toile de fond que Michel grandit . Amours, amitiés, école, vie familiale, chagrins, découverte du rock et de la photographie, c'est aussi tout cela qui compose ce roman.
De fait, il y a beaucoup de choses dans cette histoire, ou plutôt dans ces deux histoires : celle de Michel et celle des incorrigibles optimistes.
Et c'est presque cette deuxième narration que j'ai préféré car on y croise des personnages pour qui la vie est une souffrance terrible (ils ont souvent tout quitté en un instant dans leur pays) et pourtant ils sont toujours capables de s'émouvoir, d'aider les autres, au-delà de leurs convictions politiques. Ce sont ces russes, ces hongrois, polonais, grecs, roumains auxquels on s'attache et on aurait envie de rester avec eux tout au long du livre.
Un roman à découvrir.


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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 11:12

Auteur : Louise Erdrich
Titre : Omakayas
Traduit de : l'américain par Frédérique Pressmann
Éditeur : École des loisirs
Collection : Medium
1ère édition : mars 2002
Nombre de pages : 203
Lu : octobre 2009

Ce qu’en dit l’éditeur :

En langue Anishinabeg, Omakayas signifie Petite Grenouille. C'est le nom qu'on lui a donné parce que son premier pas a été un saut. Tout a un sens pour ce peuple Amérindien des grandes forêts du Nord. Au début de cette histoire, Omakayas n'a que huit ans, elle est joyeuse et insouciante, il lui manque deux dents de devant. Elle vit avec son père, sa mère, sa grand-mère fumeuse de pipe, et ses trois frères et soeurs sur l'île de Moningwanaykaning, l'île du Pic à poitrine d'or, sur le lac Supérieur.  Elle ne sait pas encore que trois saisons plus tard, sa vie aura changé.

 
Ce que j’en dis :

Louise Erdrich est une romancière américaine qui a des origines allemandes et indiennes. J'avais un très bon souvenir de ma lecture de "la Chorale des maîtres bouchers" qui évoque la vie d'émigrants allemands aux États-Unis au début du XXe siècle. Et j'avais lu qu'avec Omakayas elle évoquait ses ancêtres indiens.
Après un prologue qui pose une énigme, nous faisons connaissance avec Omakayas, petite fille indienne qui aime sa vie au coeur de la nature et des animaux, près d'une famille unie. Un père chasseur dont il faut profiter des trop rares présences, une mère aimée, une grand-mère qui lui enseigne la nature, une soeur déjà presque adulte, un frère casse-pied, sans oublier le bébé qu'elle adore.
La vie quotidienne rythmée par les saisons, le travail, souvent dur, les liens familiaux et amicaux font la trame de l'histoire jusqu'à l'arrivée de la maladie qui va boulverser sa vie...
Un texte qui mérite qu'on s'y arrête, un bel hommage à la culture indienne.


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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 10:33

Auteur : François Bourgeon
Titre : La Petite Fille Bois-Caïman, livre 1
Éditeur : 12 bis
Collection : Les passagers du vent Vol. 6
1ère édition : septembre 2009
Nombre de pages : 84
Lu : septembre 2009

Ce que j’en dis :

Quel plaisir de retrouver François Bourgeon pour cette "suite" des Passagers du vent !
les années ont passé, nous sommes en Louisiane en 1862 et nous faisons connaissance avec Zabo, une jeune fille au caractère bien trempé qui n'est pas sans nous rappeler une certaine Isa. La suite de l'histoire nous éclairera sur ce lien entre les deux héroïnes.
On plonge dans l'histoire avec beaucoup de plaisir. Bourgeon est toujours aussi attentif au contexte historique, politique et sociologique de ses histoires. D'ailleurs, pensez à vous reporter à la traduction en fin de volume si vous souhaitez comprendre tout ce qui se dit. Son dessin est toujours aussi beau et soigné, mais ma surprise et mon émerveillement de lectrice découvrant les Passagers du vent il y a quelques 25 ans n'est plus là. Depuis, ses cadrages, sa mise en page très travaillée, ses couleurs avec des pages entières dans une même tonalité... Tout cela a été repris par d'autres auteurs. Bourgeon a fait école et son travail nous surprend moins...
Mais ne boudons pas notre plaisir, et quel bonheur de retrouver Isa qu'on n'espérait plus revoir !
Un deuxième tome devrait très vite terminer l'histoire de La Petite Fille Bois-Caïman.

 

Une interview de François Bourgeon en septembre 2009.


Une vidéo de Bourgeon autour des maquettes dans son oeuvre.
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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 08:40

Auteur : John Katzenbach
Titre : L'affaire du lieutenant Scott
Traduit de :l'américain par Jean-Charles Provost
Éditeur :Presses de la Cité
1ère édition : février 2000
Nombre de pages : 600
Édition de poche :Pocket mars 2009, 723 pages
Genre : Enquête judiciaire historique
Lu :septembre 2009

Ce qu’en dit l’éditeur :

Personne ne s'évade du Stalag Luft n°13. C'est du moins le message adressé aux prisonniers de  l'US Air Force par leurs gardiens nazis. Dans ces conditions, survivre devient l'affaire de chacun - le capitaine Bedford l'a bien compris. Troc, marché noir, combines diverses : cet ancien vendeur de voitures n'a pas peur de ternir sa réputation d'officier. Il ne fait pas mystère, non plus, de ses opinions racistes. Et Lincoln Scott, lieutenant noir récemment fait prisonnier, ne tarde pas à en faire les frais. Aussi, lorsque Bedford est retrouvé assassiné, les soupçons fondent-ils naturellement sur Scott. Seul Tommy Hart, jeune avocat dans le civil, semble croire à son innocence. Dans l'urgence, une cour martiale s'improvise. Hélas, en temps de guerre, loups et agneaux ont tendance à se confondre - et la justice se tient rarement aux côtés des vaincus...

Ce que j’en dis :

Voilà un bon gros roman qui nécessite une lecture attentive et suivie. L'histoire se passe sur quelques jours, et nous est racontée par Tony, un des personnage central du roman .
Nous sommes dans un Stalag en 1944.Tommy Hart est là depuis déjà plusieurs mois et vit dans la routine du camp. Un quotidien fait de privations, de nourriture d'abord et la faim est toujours là , mais surtout de liberté, la sensation d'étouffement y est intense. Chaque jour se ressemble : l'appel, les fouilles, la hiérarchisation, les combines, les tentatives d'évasion... Tommy survit grâce à ses souvenirs, ses livres de droit (il achevait ses études quand la guerre l'a rattrapé) et les échanges avec des anglais du camp voisin.

C'est dans cet univers, au demeurant fort bien décrit et restitué, qu'arrive un nouveau prisonnier Lincoln Scott, un pilote comme tous les autres krieges, mais avec une différence de taille : il est noir. Nous sommes en 1944 dans Allemagne nazie bien sûr, mais aux États-Unis la ségrégation raciale est très forte.

C'est dans ce contexte qu'a lieu le meurtre d'un prisonnier. Tout de suite les soupçons se portent sur le lieutenant et Tommy va être chargé de sa défense.
Nous suivons pas à pas l'enquête et le procès jusqu'à son dénouement.
Ce roman va bien au delà d'un roman procédurier, il nous restitue une société fermée  avec une très grande acuité. Et il nous montre que les préjugés, le racisme, la lâcheté peuvent surgirent partout. Cependant il pointe aussi le courage et la détermination qui sont aussi possible.

Le père de John Katzenbach a été prisonnier pendant la deuxième guerre, il s'est beaucoup servi de ce qu'il accepté de raconter. Mais l'auteur s'est aussi largement documenté sur la vie des camps, et on sent une grande véracité dans ce qu'il raconte, tant en terme de vie quotidienne qu'en terme de ressenti de tous ces hommes.

Un roman à découvrir et pas seulement pour les amateurs de polars !


 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 09:56

Auteur : Jirô Taniguchi
Titre :  Un zoo en hiver
Traduit de
: japonnais par Corinne Quentin
Éditeur : Casterman
Collection : Écritures
1ère édition : juin 2009
Nombre de pages : 231
Lu : septembre 2009


Ce que j’en dis :

Un album pour les fans, et ils sont nombreux.
En mêlant habilement fiction et autobiographie l'auteur nous plonge dans le Japon des années 60. Comme toujours le dessin de Taniguchi, épuré mais fourmillant de détails, restitue une époque. Le personnage central, Hamaguchi ,souhaite quitter un travail peu gratifiant pour devenir mangaka. Nous sommes en 1966 et il va avoir l'opportunité d'entrer dans un atelier à Tôkyô. On y découvre l'importance de ces ateliers et des revues dès cette époque, mais aussi le rythme de travail intensif voire épuisant pour boucler dans les délais. Et leur vie montre bien les difficultés à se lancer dans une oeuvre personnelle.
La réussite de l'album tient aussi au fait que Taniguchi montre la vie quotidienne, les sorties, les rencontres. Deux personnages féminins sont un peu les déclencheurs pour notre jeune homme. Au début de l'histoire, c'est une jeune femme qui l'encourage à  suivre sa voie et à ne pas accepter son sort. À la fin, une toute jeune fille l'aide à construire sa première histoire. L'oeuvre et la vie sont liées et cela est sans doute une des caractéristiques fortes du travail de Jirô Taniguchi.
       © Jiro Taniguchi
Bedetheque.com

 

 

 


Ce livre m'a fait penser à un très bel album qui mérite d'être découvert.
Voici ce qu'en dit l'éditeur :

Première œuvre de ce célèbre maître de la bande dessinée chinoise à être traduite en France, Mes années de jeunesse s’inscrit dans une veine très en vogue dans la BD contemporaine, le récit autobiographique.

Couvrant les années 1922-1952, cette suite de dessins accompagnés de brèves légendes (dans la tradition des lianhuahua) relate avec pudeur l’enfance, l’apprentissage, et l’entrée dans la carrière de He Youzhi. Exécutés en 1987, les dessins relèvent d’une sorte de « ligne claire » orientale, ils sont délicats et précis. Ils obéissent à des compositions superbes et fourmillent de détails pittoresques qui en font aussi un reportage sur la Chine pré-maoïste.© Éditions de l'An2

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 13:57

Auteur : R.J. Ellory
Titre :  Seul le silence
Traduit de : l'anglais (Etats-Unis)  par Fabrice Pointeau
Éditeur : Sonatine,
Collection :
1ère édition : août 2008
Nombre de pages : 504
Édition de poche : Livre de poche en 2009.
Genre : roman policier
Lu : août 2009

Ce qu’en dit l’éditeur :

Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps d'une fillette assassinée. Une des premières victimes d'une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée, Joseph s'installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient... Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu'il met en jeu.


Ce que j’en dis :

Le roman est construit comme un long flash-back. Des coups de feu, un mort, et un autre homme blessé qui se souvient...
Tout a commencé alors que Joseph avait 12 ans, en 1939 en Georgie. À l'époque, c'est un petit garçon sensible, attentif au monde et aux être humains. Il va être confronté à la mort et au mensonge, mais il découvre aussi l'écriture, l'amitié, l'amour. Dans cet état du sud,  Joseph grandit, mais les mystères s'épaississent. Devenu adulte, au terme d'épreuves douloureuses il partira pour New-York mais pas assez loin des fantômes du passé.
Ce premier roman révèle un auteur au style nerveux et fort. Son histoire, servie par une construction fort habile, nous amène vers un dénouement qui apporte un nouvel éclairage sur les événements.
Au delà d'un roman policier Seul le silence aborde de nombreux thèmes. Le premier, le plus évident est celui de la littérature qui est omniprésent puisque Joseph est devenu écrivain. Nous assistons à la lente éclosion d'un écrivain. L'amour des livres, l'envie d'écrire, de s'évader au travers des mots, tout cela est extrêmement bien rendu.
Mais c'est aussi le cas de la ségrégation raciale, du racisme ordinaire envers les noirs, les pauvres ou encore les étrangers pendant les années 40. Enfin, le monde de l'enfermement, l'asile psychiatrique et surtout la prison, est restitué dans toute son horreur d'isolement et de déshumanisation.
Avec ce premier titre publié en France (mais son 5e roman) RJ Ellory fait une entrée fracassante en littérature.

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 08:41
Auteur : Vilhelm Moberg
Titre :  La dernière lettre au pays natal
Traduit du :  suèdois par Philippe Bouquet
Éditeur : Gaïa
Collection : La Saga des émigrants : Vol.8
1ère édition : 2000
Nombre de pages : 279
Édition de poche : Livre de poche, 2002
Lu : août 2009

  Ce qu’en dit l’éditeur :
Dans un pays à feu et à sang, mais où la nouvelle génération se mêlé peu à peu, jusqu'à en oublier sa langue d'origine, à celle issue d'autres pays d'Europe, La dernière lettre au pays natal voit les paysans suédois de Ljuder, définitivement émigrés, parvenus au terme de leur voyage.

Ce que j’en dis :
Intitulé "la dernière lettre au pays natal", ce tome 8 clôt l'histoire, c'est la fin du monde des premiers émigrants, celui de Krsitina et Karl Oskar. Ils sont les derniers à avoir encore des amis, des liens en Suède. Avec eux, une page se tourne. Leurs enfants grandissent et sont des américains, eux restent des suédois émigrés.
On referme le livre et on quitte des êtres qui sont devenus proches. Moberg a parfaitement réussi à raconter des vies simples et extraordinaires à la foi. Sans jamais tomber dans le misérabilisme ou le mièvre, il nous montre ces hommes et ces femmes qui ont traversé le monde, vécu dans des conditions extrêmes, souffert, mais qui sont restés des êtres humains aux sentiments et aux émotions vraies, simples et justes.
Nous avons partagé leur sort tout au long de ces années, nous les avons compris, car Moberg n'a jamais cherché à en faire des héros, seulement des gens qui aspirent à une vie meilleure. En cela ils sont universels et c'est sans doute là toute la force de la saga.

Avec la voix de Kristina en suédois !
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 08:39
Auteur : Vilhelm Moberg
Titre : Les épreuves du citoyen
Traduit du :  suédois par Philippe Bouquet
Éditeur : Gaïa
Collection : La Saga des émigrants : Vol.7
1ère édition : 2000
Nombre de pages : 275
Édition de poche : Livre de poche, 2004 Volume 5, Au terme du voyage, reprend les 2 derniers titres de l'édition Gaïa : Les épreuves du citoyen et La dernière lettre au pays natal
Lu : août 2009

Ce qu’en dit l’éditeur :
Les années ont passé depuis que les Suédois partis de la paroisse de Ljuder ont débarqué dans le port de New York et gagné les terres lointaines du Minnesota.
Tandis que l'exploitation de Karl Oskar et de Kristina prospère, et que la maisonnée s'agrandit, le Minnesota devient le trente-deuxième État des États-Unis d'Amérique.

Ce que j’en dis :

En 1858, les Nilsson vivent dans le Minnesota depuis 8 ans. A force de travail, Karl Oskar a une exploitation qui fait vivre sa famille.
C'est à ce moment là qu'éclate la guerre de Sécession puis la révolte des indiens. Le chaos règne dans le pays mais aussi dans le coeur de Kristina dont la foi est soumise à rude épreuve.
La vie difficile des pionniers l'a vieilli prématurément, encore plus que son mari. C'est une femme épuisée qui n'aspire qu'au repos, et elle reste une étrangère dans son nouveau pays.
Kristina est la figure centrale de l'histoire. Avec ses doutes, mais aussi sa volonté, elle donne toute sa force à l'ensemble de la saga, elle est véritablement l'âme du roman.


Dans cette vidéo on voit l'image de la couverture de ce tome 7. Et ne vous arrêtez pas au côté un peu mièvre qui peut ressortir de ces extraits de la comédie musicale.

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 08:35
Auteur : Vilhelm Moberg
Titre : L'or et l'eau
Traduit du :  suédois par Philippe Bouquet
Éditeur : Gaïa
Collection : La Saga des émigrants : Vol.6
1ère édition : 1999
Nombre de pages : 314
Lu : août 2009

Ce qu’en dit l’éditeur :

Un soir de juin 1855, Karl Oskar voit venir vers lui une curieuse silhouette. L'étranger, jeune et déjà vieux, s'avère être son frère, parti quatre ans plus tôt chercher de l'or en Californie. Il est épuisé et peu loquace. Ce récit, à la fois poignant et cocasse, des aventures de Robert, le frère de Karl Oskar, remet en question la valeur respective de l'or et de l'eau pour l'être humain.

Ce que j’en dis :

Un volume autour de Robert. Le jeunes homme avait quitté son frère et sa famille pour aller trouver de l'or en compagnie de son ami Arvid. Il revient prématurément vieilli et seul, mais il rapporte des billets qu'il offre à son frère.
Une parenthèse dans la saga, puisque l'histoire de Robert nous est racontée au cours d'une seule semaine, le temps pour lui et pour nous, de voir défiler ses souvenirs dans sa quête de l'or.
Robert n'est plus le doux rêveur utopiste du début. La vie semble l'avoir détruit. Kristina, sans doute parce qu'elle même souffre,  sera celle qui le comprendra le mieux lui et ses tourments.
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Présentation

Bienvenue

Bienvenue sur le bloc-notes.
Vous y trouverez mes avis de lectrice, je reprends "en douceur" mes notes de lecture.
Et je vais essayer de publier des articles sur mes lectures pendant ma "pause blog", mais comme je souhaite les avoir à peu près dans l'ordre de lecture, ils vont apparaître progressivement entre mai 2008 et septembre 2009.
Bonne visite à tous !

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