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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 06:55
lark e termiteAuteur : Jayne Anne Phillips
Titre : Lark et Termite
Traduit de : l’américain par Marc Amfreville
Éditeur : Bourgois
1ère édition : 2009
Nombre de pages : 424
Lu : janvier 2010

Ce qu’en dit l’éditeur :
Juillet 1950, Corée du Sud ; 1959, Virginie occidentale : quelques dizaines de milliers de kilomètres et neuf ans séparent les deux temps de ce récit à quatre voix. S’y succèdent celle du soldat Leavitt, à l’agonie au fond d’un tunnel après le « malencontreux » pilonnage par les Américains d’une colonne de réfugiés alliés qu’il encadrait ; celle de Nonie, sa belle-sœur, une femme solide et généreuse qui a élevé sa nièce et son neveu après la disparition de leur mère ; celle de Lark, une adolescente courageuse qui ne se résoudra jamais à laisser partir son jeune frère, Termite, handicapé mental et moteur, pour une institution spécialisée ; celle de Termite, enfin, qui relève plus d’une musique intérieure : presque aveugle, il fait preuve d’une sensibilité hors du commun, attentif au moindre bruissement..

Ce que j’en dis :
 Un livre à ne rater sous aucun prétexte. !
Riche dans sa construction, ce roman polyphonique nous permet de suivre quatre personnages, et un cinquième au final, sur 3 jours à quelques 10 ans d’écart.
Lark et Terminte, les deux enfants de Lola sont élevés par leur tante Nonie, ces trois narrateurs se répondent dans des récits riches et complexes. A ces voix, fait écho celle du père de Termite, soldat pendant la guerre de Corée dix ans plus tôt. Et au final c’est Lola, la mère des enfants, qui clôt le récit.
On est happé par ce texte, par sa construction complexe, avec tous ces éléments qui se répondent au travers du temps, comme pour nous signifier que tout est un recommencement, que nous sommes liées aux autres , que les sentiments, les événements et même les lieux sont identiques. Ils se reproduisent, là, sous nos yeux, et il suffit de regarder et d’écouter pour tout comprendre, comme Termite cet enfant handicapé mais qui sait tout.
On n’est pas loin de Wiliam Faulkner et de Crason McCullers . De la belle ouvrage.
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 15:58

Auteur : Jan Burke
Titre :  Lignées sanglantes.
Traduit de : l'anglais (Etats-Unis) par Mireille Vignol
Éditeur : Seuil
Collection : Seuil Policiers
1ère édition : février 2007
Nombre de pages : 589
Lu : août 2008

Ce qu’en dit l’éditeur :

1958. O'Connor, journaliste au Las Piernas News Express, entend bien découvrir qui a attaqué son mentor, Jack Corrigan. Revenu à lui, ce dernier dit avoir assisté à l'enterrement d'une voiture dans une ferme proche du lieu où il a été agressé. Autre mystère apparemment sans relation avec cette affaire, la même nuit, un yacht qui transportait quatre membres de la riche famille des Ducane disparaît dans une tempête. À terre, la nurse qui gardait le petit Max a été tuée et celui-ci enlevé.

Vingt ans plus tard, la journaliste Irene Kelly assiste à la découverte de la voiture enterrée. Et dans le coffre on trouve des restes humains. Ceux du bébé ? Mais alors... qui est le jeune homme qui se fait appeler Max Ducane ? Véritable tour de force, ce roman fleuve couvre 80 ans de journalisme et fait penser à des écrivains aussi grands que Steinbeck, Horace McCoy et Robert Penn Warren.

Ce que j’en dis :

Sur trois époques différentes, et toujours au travers du regard de journalistes, nous allons essayer de comprendre divers événements. Des meurtres et des disparitions à la fin des années 50 ne seront résolus que près de 40 ans plus tard.
Des personnages à la psychologie fouillée, une histoire de la presse écrite et de son évolution, une société californienne passée au crible, tout cela contribue à la qualité du livre.
Jan Burke a publié d'autres titres avec le personnage d'Irène Kelly, journaliste au New Express à Las Piernas. Un auteur à suivre !

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 07:38

sauvages.jpgAuteur : Melanie Wallace
Titre : 
Sauvages
Traduit de
:
l'anglais (Etats-Unis) par Brice Matthieussent
Éditeur
: Grasset
Collection
: Roman
1ère édition
:mars 2007
Nombre de pages
: 341
Édition de poche
: Livre de poche 31406 juin 2009
Lu
: 10 juillet 2008


Ce qu’en dit l’éditeur :
Aux confins de l'Ouest américain, peu après la guerre de Sécession, une petite garnison de soldats démobilisés vit à l'abandon sous les ordres d'un major mélancolique et tourmenté. Leur torpeur est secouée par l'arrivée de deux femmes arrachées aux Indiens. Si la première raconte les violences endurées, l'autre se terre dans un mutisme de mauvais augure pour la garnison. Premier roman.

Ce que j’en dis :
Dans un fort de l'ouest américain oublié des hommes, un groupe de militaires attend. Le ravitaillement n'arrive plus, les ordres restent vagues, les hommes tombent malades, meurent ou désertent. A leur tête le major Robert Cutter, un homme qui a baissé les bras et a renoncé à faire fonctionner ce fort ; la guerre de Sécession l'a meurtri, il passe son temps à écrire à sa femme et à déguster les bouteilles de Cognac qui lui restent. Et puis arrivent dans ce fort deux femmes qu'un détachement de soldats est allé reprendre aux indiens ; alors que l'une semble heureuse de retrouver la "civilisation", l'autre refuse ce retour.
Une histoire très forte qui doit beaucoup à ses personnages attachants. Le major Cutter est un homme dont on comprend l'amertume face aux ravages de la guerre et à l'absurdité de certains ordres de sa hiérarchie. Abigail, l'une des captives, a découvert enfin une forme de bonheur auprès des indiens et on l'arrache à sa vie, de cette vie ne lui reste qu'un cheval qui l'accompagne pas à pas. Autre figure centrale, celle du forgeron Cole qui, de par sa couleur de peau, est tenu à l'écart par les autres hommes, mais qui sait si bien deviner les pensées et les émotions des hommes et des bêtes. Et puis il y a aussi le docteur Matthews profondément humain , Red Gabriel le journaliste qui semble bien opportuniste et se révélera au fil de l'histoire, le lieutenant Hastings qui restera fidèle à son commandant et tentera par tous les moyens de le protéger.
Un livre à découvrir, on est porté par la force de l'histoire et des personnages .

 

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 11:18

Auteur : Johnson, Craig
Titre : Little bird
Traduit de
: l'amér
icain par Sophie Aslanides
Éditeur : Gallmeister
Collection : Noire
1ère édition : mai 2009
Nombre de pages :
Genre :
Lu : novembre 2009

Ce qu’en dit l’éditeur :

Après vingt-quatre années passées au bureau du shérif du comté d’Absaroka, dans le Wyoming, Walt Longmire aspire à finir sa carrière en paix. Ses espoirs s’envolent quand on découvre le corps de Cody Pritchard près de la réserve cheyenne. Deux années auparavant, Cody avait été un des quatre adolescents condamnés avec sursis pour le viol d’une jeune indienne, Melissa Little Bird, un jugement qui avait avivé les tensions entre les deux communautés. Aujourd’hui, il semble que quelqu’un cherche à se venger.
Alors que se prépare un blizzard d’une rare violence, Walt devra parcourir les vastes espaces du Wyoming sur la piste d’un assassin déterminé à parvenir à ses fins.

Avec Little Bird, premier volet des aventures de Walt Longmire, Craig Johnson nous offre un éventail de personnages dotés d’assez de sens du tragique et d’humour pour remplir les grandes étendues glacées des Hautes Plaines.

Ce que j’en dis :

J'ai lu et entendu beaucoup de bien sur ce livre, et j'ai moi aussi apprécié ma lecture.
J'ai tout de suite pensé aux romans de Tony Hillerman, même si ici nos policiers n'appartiennent pas à la police tribale, Walt parle même du mépris dans lequel sont tenus ces policiers par les indiens.
Ce roman prend son temps pour nous raconter une histoire qui trouve son origine dans des événements plus anciens. Il nous offre aussi et surtout des portraits de personnages forts attachants. Il y a Walt, le shérif qui traîne son spleen depuis la mort de sa femme et qui le combat à coups de bières et de nourriture, sa jeune adjointe, bien trop compétente pour un poste au fin fond d'une campagne américaine. Sans oublier Henry Standing Bear, l'ami, le compagnon, mais aussi le suspect dans cette histoire qui met en scène une communauté rurale composée de deux mondes, celui des blancs et celui des indiens.
Mais Little bird c'est aussi les grands espaces, les montagnes, la nature, l'hiver qui arrive. Craig Johnson nous fait découvrir ces paysages changeants, il sait restituer des ambiances et des atmosphères.
L'intrigue policière est finalement secondaire, elle laisse la place à la découverte d'une communauté ancrée dans un territoire et une histoire.
À découvrir !


Sur le site de l'auteur on peut voir qu'il a publié 4 autres titres aux États-Unis.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 09:49

Auteur : Louisa May Alcott
Titre : Derrière le masque
Traduit de : l'anglais (américain) par Florence Lévy-Poaloni
Éditeur :
Joëlle Losfeld
Collection : Arcanes
1ère édition : mai 2005
Nombre de pages : 199
Édition de poche :
Lu : novembre 2009

Ce qu’en dit l’éditeur :

Mondialement connue pour avoir écrit des livres pour la jeunesse, Louisa May Alcott empruntait divers pseudonymes pour mettre en scène des histoires de vengeance et de pouvoir dans lesquelles les femmes se libéraient des préjugés pour lutter contre la domination masculine. En cela l'héroïne de Derrière le masque (1866) ressemble à s'y méprendre à Lady Audley, l'un des personnages de Mary Elisabeth Braddon. On y découvre une femme dont le comportement angélique trompe le milieu de l'aristocratie, dans lequel elle s'est introduite. Ce roman ambigu et féroce, qui met en scène la vengeance et la revanche amoureuse et sociale d'une femme, se situe dans la lignée des thrillers de Wilkie Collins, Mary Elisabeth Braddon et Charles Dickens. Louise May Alcott (1832-1888) est l'auteur, entre autres, des Quatre filles du docteur March.

Ce que j’en dis :

Ce livre figurait sur mes tablettes depuis très longtemps. J'avais envie de découvrir une autre facette de l'auteure des "Quatre filles du Dr March".
Mais... grosse déception pour moi, avant tout sur le fond de l'histoire. Je n'ai pas aimé, mais alors pas du tout la façon dont elle aborde son sujet. J'attendais de lire
comment "les femmes se libéraient des préjugés pour lutter contre la domination masculine". Cependant, même replacé dans le contexte de l'époque, je n'ai pas goûte ce personnage de femme intrigante et cupide, je n'ai rien vu au-delà des apparences des personnages.
J'ai donc très vite renoncé à aimer cette histoire.

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 11:12

Auteur : Louise Erdrich
Titre : Omakayas
Traduit de : l'américain par Frédérique Pressmann
Éditeur : École des loisirs
Collection : Medium
1ère édition : mars 2002
Nombre de pages : 203
Lu : octobre 2009

Ce qu’en dit l’éditeur :

En langue Anishinabeg, Omakayas signifie Petite Grenouille. C'est le nom qu'on lui a donné parce que son premier pas a été un saut. Tout a un sens pour ce peuple Amérindien des grandes forêts du Nord. Au début de cette histoire, Omakayas n'a que huit ans, elle est joyeuse et insouciante, il lui manque deux dents de devant. Elle vit avec son père, sa mère, sa grand-mère fumeuse de pipe, et ses trois frères et soeurs sur l'île de Moningwanaykaning, l'île du Pic à poitrine d'or, sur le lac Supérieur.  Elle ne sait pas encore que trois saisons plus tard, sa vie aura changé.

 
Ce que j’en dis :

Louise Erdrich est une romancière américaine qui a des origines allemandes et indiennes. J'avais un très bon souvenir de ma lecture de "la Chorale des maîtres bouchers" qui évoque la vie d'émigrants allemands aux États-Unis au début du XXe siècle. Et j'avais lu qu'avec Omakayas elle évoquait ses ancêtres indiens.
Après un prologue qui pose une énigme, nous faisons connaissance avec Omakayas, petite fille indienne qui aime sa vie au coeur de la nature et des animaux, près d'une famille unie. Un père chasseur dont il faut profiter des trop rares présences, une mère aimée, une grand-mère qui lui enseigne la nature, une soeur déjà presque adulte, un frère casse-pied, sans oublier le bébé qu'elle adore.
La vie quotidienne rythmée par les saisons, le travail, souvent dur, les liens familiaux et amicaux font la trame de l'histoire jusqu'à l'arrivée de la maladie qui va boulverser sa vie...
Un texte qui mérite qu'on s'y arrête, un bel hommage à la culture indienne.


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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 08:40

Auteur : John Katzenbach
Titre : L'affaire du lieutenant Scott
Traduit de :l'américain par Jean-Charles Provost
Éditeur :Presses de la Cité
1ère édition : février 2000
Nombre de pages : 600
Édition de poche :Pocket mars 2009, 723 pages
Genre : Enquête judiciaire historique
Lu :septembre 2009

Ce qu’en dit l’éditeur :

Personne ne s'évade du Stalag Luft n°13. C'est du moins le message adressé aux prisonniers de  l'US Air Force par leurs gardiens nazis. Dans ces conditions, survivre devient l'affaire de chacun - le capitaine Bedford l'a bien compris. Troc, marché noir, combines diverses : cet ancien vendeur de voitures n'a pas peur de ternir sa réputation d'officier. Il ne fait pas mystère, non plus, de ses opinions racistes. Et Lincoln Scott, lieutenant noir récemment fait prisonnier, ne tarde pas à en faire les frais. Aussi, lorsque Bedford est retrouvé assassiné, les soupçons fondent-ils naturellement sur Scott. Seul Tommy Hart, jeune avocat dans le civil, semble croire à son innocence. Dans l'urgence, une cour martiale s'improvise. Hélas, en temps de guerre, loups et agneaux ont tendance à se confondre - et la justice se tient rarement aux côtés des vaincus...

Ce que j’en dis :

Voilà un bon gros roman qui nécessite une lecture attentive et suivie. L'histoire se passe sur quelques jours, et nous est racontée par Tony, un des personnage central du roman .
Nous sommes dans un Stalag en 1944.Tommy Hart est là depuis déjà plusieurs mois et vit dans la routine du camp. Un quotidien fait de privations, de nourriture d'abord et la faim est toujours là , mais surtout de liberté, la sensation d'étouffement y est intense. Chaque jour se ressemble : l'appel, les fouilles, la hiérarchisation, les combines, les tentatives d'évasion... Tommy survit grâce à ses souvenirs, ses livres de droit (il achevait ses études quand la guerre l'a rattrapé) et les échanges avec des anglais du camp voisin.

C'est dans cet univers, au demeurant fort bien décrit et restitué, qu'arrive un nouveau prisonnier Lincoln Scott, un pilote comme tous les autres krieges, mais avec une différence de taille : il est noir. Nous sommes en 1944 dans Allemagne nazie bien sûr, mais aux États-Unis la ségrégation raciale est très forte.

C'est dans ce contexte qu'a lieu le meurtre d'un prisonnier. Tout de suite les soupçons se portent sur le lieutenant et Tommy va être chargé de sa défense.
Nous suivons pas à pas l'enquête et le procès jusqu'à son dénouement.
Ce roman va bien au delà d'un roman procédurier, il nous restitue une société fermée  avec une très grande acuité. Et il nous montre que les préjugés, le racisme, la lâcheté peuvent surgirent partout. Cependant il pointe aussi le courage et la détermination qui sont aussi possible.

Le père de John Katzenbach a été prisonnier pendant la deuxième guerre, il s'est beaucoup servi de ce qu'il accepté de raconter. Mais l'auteur s'est aussi largement documenté sur la vie des camps, et on sent une grande véracité dans ce qu'il raconte, tant en terme de vie quotidienne qu'en terme de ressenti de tous ces hommes.

Un roman à découvrir et pas seulement pour les amateurs de polars !


 

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 11:35

Auteur : Nancy Horan
Titre :  Loving Frank
Traduit de
:
l’américain par Virginie Buhl
Éditeur : Buchet-Chastel
1ère édition : septembre 2009
Nombre de pages :
540 p.
Lu : août 2009

Rentrée littéraire 2009


Ce que j’en dis : 

À Chicago, en ce début de XXe siècle, Mamah, femme de la bonne société, mariée, mère de famille, rencontre Frank Woyd Wright, architecte de talent.

Ce sera le début d'une passion qui aménera la jeune femme à remettre en cause toute sa vie pour cet amour.

C'est aussi le portrait d'une héroïne cultivée qui a soif de liberté et qui se heurte à chaque pas à une société qui l'infantilise  et la place sous la tutelle de son mari.

Mamah, au travers de sa passion , va aller jusqu'au bout de ses rêves, quelque soit le prix à payer. 

À partir d'une histoire vraie, et même si je n'ai pas été totalement séduite par cette histoire, Nancy Horan construit son roman autour d'un beau personnage de femme,

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 09:52

Auteur : Daniel Woodrell
Titre :  Un hiver de glace.
Traduit de
: l'anglais (Etats-Unis) par Frank Reichert
Éditeur : Rivages
Collection : Thriller
1ère édition : janvier 2007
Nombre de pages : 181
Genre : roman noir
Lu : juillet 2009


Ce que j’en dis : 

Au cœur d’un hiver qui n’en finit pas, dans un monde clôt peuplé d’hommes dangereux, Ree Dolly tente de survivre avec sa famille. Mais Ree à 16 ans, une mère qui a perdu la tête, deux petits frères et un père disparu. La vie est déjà bien assez difficile pour elle quand elle apprend qu’elle risque de perdre sa maison si son père ne se présente pas au tribunal. Elle se lance alors dans une recherche désespérée pour le retrouver. Mais les portes se referment toujours devant ses questions.

Pourquoi ? Nous le saurons au terme de ce court roman intense, noir, habité par la figure de Ree cette adolescente qui refuse de plier devant sa communauté. Un livre peuplé d’êtres qui ne sont pas sans nous rappeler ceux qu’on croise dans Délivrance. Le roman d’un grand auteur.


 

Le roman se passe dans les monts Ozarks, là ou est né et vit l'auteur, Daniel Woodrell.

Les monts Ozarks, ou les Ozarks désigne une région accidentée dans un plateau disséqué d'environ 122 000 km2. Ils s'étendent principalement sur les états du Missouri, de l'Arkansas, de l'Oklahoma et du  Kansas.

 

Pour retrouver les Monts Ozarks, vous pouvez vous plonger dans Une année à la campagne de Sue Hubbell.

 

 

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 08:46

Auteur : Lucia Nevaï
Titre :  Comment les fourmis m'ont sauvé la vie
Traduit de : l'anglais par (États-Unis) par Françoise Adelstain
Éditeur : Philippe Rey
Collection : Roman étranger
1ère édition : 20 août 2009
Nombre de pages : 238
Lu : juin 2009 Rentrée littéraire 2009



Ce qu’en dit l’éditeur :

Dans l'Iowa, Crane, une jeune enfant née défigurée, vit avec sa famille dans une maison entourée de champs de maïs. Vivant dans la pauvreté, Crane n'est pas scolarisée, est sous-alimentée et est livrée à elle-même jusqu'au jour où le destin change le cours des choses. La mise en place du projet de construction d'une cité lacustre autour de leur terrain va la sauver de la misère.

Ce que j’en dis :

Nous faisons connaissance avec la narratrice, Crane, le jour de sa naissance, naissance violente et dure. En effet, sa mère la rejette, elle n'a qu'une idée, expulser ce bébé dont elle ne veut pas et quitter l'hôpital au plus vite.
Le ton est donné : Crane raconte sa douleur de bébé, le manque viscéral de cette mère qui l'a quitté, et avec elle le manque de toutes les substances auxquelles elle était habituée dans le ventre maternel .
Au bout de quelques jours, une voiture s'arrête devant l'hôpital et deux enfants sont envoyés chercher le bébé. Tous prennent le chemin d'une baraque misérable au fond de la campagne de l'Iowa. Vivent ici, un homme, deux femmes, 3 enfants et une ombre qui plane sur ce lieu de misère et de crasse.
En dépit de tout, les enfants vont survivent grâce à une très grande solidarité entre eux : ils sont peu ou pas nourris, ils ne sont pas scolarisés, d'ailleurs Crane va être élevée par sa soeur. Une drôle de fratrie : l'aîné un garçon au visage d'ange, la plus jeune défigurée, au milieu la soeur qui survit en  chipant de l'alcool aux adultes.
Difficile de trouver situation de départ plus noire que celle de ces enfants. Pourtant, ensemble, ils vont grandir ici et la vie les conduira sur des chemins différents. L'intelligence de Crane va l'aider à s'en sortir, et l'on comprend alors comment les fourmis lui ont sauvé la vie.
Un texte qui se fait lumineux au milieu de la noirceur grâce à l'écriture et à l'amour au sein de cette fratrie. Au centre, Crane est cette petite fille qui va s'en sortir grâce à une volonté qui ne faiblit jamais.

 

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Présentation

Bienvenue

Bienvenue sur le bloc-notes.
Vous y trouverez mes avis de lectrice, je reprends "en douceur" mes notes de lecture.
Et je vais essayer de publier des articles sur mes lectures pendant ma "pause blog", mais comme je souhaite les avoir à peu près dans l'ordre de lecture, ils vont apparaître progressivement entre mai 2008 et septembre 2009.
Bonne visite à tous !

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