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Hervé Le Corre. L’homme aux lèvres de saphir.

Rivages (Noir), 2004. 503 pages.

Ames sensibles s'abstenir, c'est une descente aux enfers que vous allez vivre en ouvrant ce roman qui tient tout à la fois du roman policier, du roman historique et du roman noir : un roman social aux références littéraires servi par une belle écriture. 

D'ailleurs l’éditeur le présente parfaitement : 
Paris, 1870. Une série de meurtres sauvages semble obéir à une logique implacable et mystérieuse qui s tupéfie la police, fort dépourvue face à ces crimes d'un genre nouveau. Le meurtrier, lui, se veut " artiste " : il fait de la poésie concrète, il rend hommage à celui qu'il considère comme le plus grand écrivain du XIXe siècle, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, dont il prétend promouvoir le génie méconnu. Dans le labyrinthe d'une ville grouillante de vie et de misère, entre l'espoir de lendemains meilleurs et la violence d'un régime à bout de souffle, un ouvrier révolutionnaire, un inspecteur de la sûreté, et deux femmes que la vie n'a pas épargnées vont croiser la trajectoire démente de l'assassin. Nul ne sortira indemne de cette redoutable rencontre. 
C’est exactement ça, j'ajouterai qu’au début on a l’impression d’entrer dans une BD de Tardi, Adèle Blanc-Sec et les premières pages de Momies en folie, puis d’être avec Zola, Dickens ou Vallès.  
Ce roman fait partie de mes préférés en 2006, je ne peux que vous le conseiller : c’est un livre qu’on n’oublie pas et qui vous accompagne longtemps.


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